24/05/2009
Signez l'appel pour la marche unie !
Depuis des mois, se succèdent les effets d'annonce du gouvernement, ses plans de relance et ses prétendues réformes du capitalisme. Dans les faits des milliards d'euros ont été donnés sans aucune contrepartie aux banquiers spéculateurs mais pour les travailleurs les caisses sont vides. Comme résultat, nous glissons de plus en plus dans une société de la précarité, de la pauvreté, et du chômage de masse.
Pour les gouvernants, les règles du jeu sont simples : tout faire pour sauvegarder les profits et la rémunération des actionnaires, ne rien faire pour la protection des salariés. Et, prenant souvent prétexte de la crise que le capitalisme a provoquée, des entreprises licencient au grand jour pour assurer leur cours de bourse et préserver les dividendes promis aux actionnaires.
Malgré le silence ou le mépris des grands médias, le dialogue s'instaure partout entre les citoyens qui refusent de continuer à subir ce diktat du profit. La Résistance des travailleurs et de leurs syndicats s'amplifie : grèves unitaires, grèves avec occupation, manifestations de masse. Des initiatives politiques sont également prises : création de comités ou de collectifs pour refuser les licenciements, collectifs interprofessionnels, proposition projets de loi, diverses propositions de marches ... Mais nos gouvernants restent sourds à ces appels. Ils entendent bien faire payer la crise aux travailleurs alors qu'il n'en sont responsables en rien.
Il faut donc porter à Paris nos revendications ; dire haut et fort, que nous refusons le cataclysme de pauvreté qui s'abat sur les travailleurs et leurs familles.
Nous n'acceptons plus les licenciements qui se succèdent par milliers chaque jour qui passe, et à fortiori nous refusons les licenciements effectués dans des entreprises qui font des bénéfices, qui versent des dividendes ou qui ont touché des aides de l'État. Nous n' acceptons plus que l'État-employeur lui-même diminue les effectifs des entreprises publiques. Nous n'acceptons plus d'être les variables d'ajustement de l'économie. Nous refusons de payer la crise du système capitaliste.
C'est pourquoi les signataires :
1. soutiennent tous les projets de loi interdisant telle ou telle sortes de licenciements et appellent les partis se réclamant de la gauche et des travailleurs (PCF, POI, PG, PS, Alternatifs, MRC, NPA, LO...) à organiser, tous ensemble dans l'unité, une marche vers Paris pour soutenir ces projets et les faire aboutir sans attendre 2012.
2. appellent tous les citoyens à participer à une cette marche unie vers Paris,
3. décident de se constituer en comité local pour aider à la réalisation de cette marche pour stopper les licenciements, et affirmer l'existence d'alternatives politiques !
18/05/2009
le dernier bastion de la solidarité tombe en juin !
Par Nadia Agsous
l'original, c'est ici
C’est officiel ! Le Revenu Minimum d’Insertion qui a eu 20 ans le 1er décembre 2008, ne fera plus partie de notre société de chômage accru. Car dans le cadre du Grenelle de l’Insertion, le gouvernement a décidé son remplacement par le Revenu de Solidarité Active (RSA) en juin 2009. Pourquoi ? Parce que selon ses fossoyeurs, il ne correspond plus aux « réalités socio-économiques des années 2000 » et renforce « l’assistanat ». Afin de comprendre ce que fut ce minima social, retour sur un dispositif qui fut le compagnon d’un grand nombre de personnes en situation d’extrême pauvreté.
Un revenu minimum au nom de la cohésion sociale…
Le RMI est l’une des réformes majeures des années Mitterrand (1988). Ce dispositif de lutte contre la pauvreté et l’exclusion garantit à toute personne âgée de 25 ans et résidant en France, le droit à un revenu décent pour vivre par le biais d’une allocation monétaire différentielle, d’une part. Et d’autre part, le droit à l’insertion, volet du dispositif qui devait être « le moteur de la sortie vers l’emploi ». Ainsi, cette aide proposée lorsque tous les autres droits sont épuisés se décline sous la forme d’un contrat entre la collectivité et la personne bénéficiaire laquelle s’engage à signer un contrat d’insertion dans les trois mois qui suivent le versement de la prestation monétaire. Par ailleurs, cette prestation permet l’accès systématique à des droits connexes : Couverture Maladie Universelle, Aide au logement, chèques culture, Carte solidarité transport payée à 100 %...
Le RMI « a sauvé plus de 2 millions de personnes »
Pour Michel Rocard, ancien Premier ministre de François Mitterrand (1988/1991) et principal instigateur de ce minima social, le RMI qui « fut la réforme la plus visible, la plus sympathique, la seule unanime et la plus utile pour sauver la vie à des gens », est « victime de l’échec de l’économie globale » car il était « calibré pour fonctionner en période de croissance ». « En 1988 - poursuit-t-il pour mettre en lumière sur le contexte de l’époque, il y avait - un consensus sur le fait que le système s’est cassé, que nous sommes en chômage massif permanent pour 10 % de notre population, que rien ne permet d’espérer une baisse rapide de ce chômage, et qu’il fait apparaître une population de gens démunis ». Et pour souligner la spécificité de la période, il déclare que « le fait intellectuel majeur, c’est que la droite n’ose plus tenir son discours sur la responsabilité des chômeurs, qui n’ont pas su profiter des occasions offertes par le marché, et que la seule chose qu’on peut faire c’est un peu de formation professionnelle… ».
Le RMI a « favorisé l’assistanat »…
« Il est totalement dépassé, déclare de son côté Martin Hirsch, le réformateur des minima sociaux qui travaille activement à la mise en place du Revenu de Solidarité Active. De son point de vue, le RMI « enferme les personnes dans des situations d’exclusion du monde du travail - et - les maintient dans la pauvreté ».
Pour Claude Evin, ancien ministre chargé de la Santé, de la Solidarité et de la Protection sociale, « le système que nous avons mis sur les rails en 1988 marque aujourd’hui des limites. Le RMI avait été conçu comme une prestation subsidiaire et exceptionnelle pour quelques dizaines de milliers de familles, particulièrement éloignées du marché du travail ». Mais c’est surtout le volet « Insertion » qui, dès le début, a posé problème car « la portée - de ce droit - demeurait largement indéterminée. Certains y voyaient un droit subjectif de l’individu, avec pour contrepartie une obligation pour la collectivité de mettre à disposition des moyens. D’autres y voyaient le nœud nécessaire au niveau duquel allaient se tendre, dans le cadre d’un contrat d’insertion, les droits et les devoirs des individus. D’autres, enfin, le concevaient comme la garantie pour les bénéficiaires du RMI d’être accompagnés en prenant en compte l’ensemble de leurs problèmes… ».
« Le RMI m’a permis de manger à ma faim »…
Depuis 20 ans, le RMI a pourtant permis une protection sociale pour les plus démunis. Et beaucoup de bénéficiaires expriment leur reconnaissance à l’égard de ce minima social. Ainsi, pour Cyrille, « le RMI est à mon sens utile. C’est un ultra minimum pour manger à sa faim quand on a plus rien ». Agnès qui a bénéficié de cette prestation monétaire pendant une année a saisi l’opportunité du volet « Insertion » pour une reconversion professionnelle. « Après avoir démissionné de mon emploi de secrétaire pour harcèlement moral, raconte-t-elle, j’ai élaboré un projet d’insertion professionnelle avec la conseillère en Insertion et l’ANPE. C’est grâce à ce dispositif que j’ai pu réussir le concours de la fonction publique ».
« Une humiliation poisseuse qui pourrait avoir le nom de servitude volontaire »
Pour certain(e)s, le RMI est pourtant synonyme d’avilissement et d’asservissement. C’est un stigmate. C’est le déclassement social. Dans son blog, Alain Laurent-Faucon Andréol présente une image des plus négatives de ce minima social. « Le RMI - écrit-il - c’est marche ou crève, la soumission, l’humiliation, la perte de toute dignité…. Sans parler des pressions morales et des menaces à peine voilées. Si tu ne fais pas ça ou ça, « c’est la sortie du dispositif ». On te fait sentir que tu es dépendant… ». « Attendre, subir, se taire. Voilà les trois maux du Rmiste ».
« La vie au RMI – raconte Lionel qui bénéficie de ce minima social depuis plus de cinq ans- est très précaire. On a le sentiment qu’on est des bons à rien, que nous vivons au ban de la société. Nous sommes des marginaux, des gens d’en bas, des personnages de la cour des Miracles… ». « On nous parque. On nous catalogue. On nous met dans des cases. Il ne nous manque plus que des numéros. Et on finit par toucher le fond… », avoue timidement Sélim.
« Ils vivent aux crochet de la collectivité… »
La philosophie de pensée qui sous tend le RMI découle du « solidarisme », doctrine sociale fondée par Léon Bourgeois au début du XXe siècle qui met l’accent sur « le lien fraternel qui oblige tous les êtres humains les uns envers les autres ». Ainsi « interdépendants et solidaires, les hommes ont le devoir d’assister « leurs semblables qui sont dans l’infortune ». Chantal et Jacqueline ne l’entendent pas de cette oreille puisqu’elles s’opposent à l’effort collectif de solidarité. « Ce sont nos impôts qui financent le RMI », vocifère Chantal, une jeune femme célibataire qui gagne jusqu’à 1700 € le mois dans une boîte de téléphonie mobile. Et à Jacqueline, intérimaire d’affirmer « Moi, je travaille très dur. Je fais l’effort de me lever le matin très tôt. Je travaille comme une folle. De boulot en boulot. De boîte d’intérim en boîte d’intérim. Ce n’est pas juste que l’argent de mes impôts serve à financer ceux qui passent leur journée à ne rien faire », poursuit-elle le visage rouge de colère.
Et entre les arguments des uns et des autres, à Serge Paugam, sociologue et spécialiste des problématiques des inégalités et des ruptures sociales de préciser « il faut peut-être dire qu’il y a des choses qui ont bien fonctionné pendant toute cette période et peut-être aussi qu’on pourrait s’en inspirer davantage pour mieux réussir ces dispositifs d’insertion ».
Alors, République de « la main tendue » ou du « poing fermé » ?20/04/2009
Urgence Enseignement !
A Marseille, à Toulouse, à Montpellier, à Paris… les pressions de toute sorte contre les enseignants désobéisseurs s’intensifient et les sanctions financières à leur encontre ne cessent de pleuvoir. Au lieu d’engager le dialogue dans un esprit constructif, les inspections académiques s’enferment dans une répression disproportionnée visant à faire rentrer dans le rang les enseignants qui, en conscience, refusent d’appliquer les dispositifs et les programmes pédagogiques qui remettent en cause le sens profond de leur mission.
Malgré cette répression, les enseignants désobéisseurs n’abandonnent pas leurs convictions pour faire vivre, chaque jour, une école de la solidarité et de la réussite pour tous. Ils ont le soutien massif des parents d’élèves. Une caisse de solidarité nationale a été mise en place afin de soutenir les enseignants sanctionnés par des retraits de salaire et leur permettre de ne pas céder. Et ils ne céderont pas !
L’heure est grave ! Il est minuit moins cinq dans la nuit où le gouvernement a programmé la mort de l’école de la République. Il n’est pas fatal que cette heure sonne.
C’est pourquoi les enseignants en résistance pédagogique appellent solennellement :
· les enseignants du primaire à amplifier et à radicaliser le mouvement de résistance au démantèlement de l’école publique, par la désobéissance pédagogique ciblée et affichée.
· les syndicats à reprendre à leur compte le mot d’ordre de la désobéissance civile pour faire échec aux lois qui déconstruisent le service public d’éducation.
· les parents d’élèves à multiplier les initiatives de protestation et de blocage susceptibles de faire pression sur l’autorité hiérarchique qui reste sourde au dialogue.
· les citoyens à exiger un grand débat national et des Etats généraux de l’éducation pour penser l'avenir de l'enseignement public, de la maternelle à l’université.
· les élus à s’engager instamment à défendre l'intérêt du peuple, en sauvegardant le système éducatif français.
Les enseignants du primaire en résistance pédagogique appellent la société civile à l’insurrection non-violente afin de faire barrage à la destruction de l’école publique et défendre l’intérêt de l’enfant avant tout au sein d’une école du progrès pour tous.
Ils appellent à une 3ème journée de la désobéissance dans l’Education Nationale le mercredi 6 mai, après celles du 17 décembre et du 11 mars. A cette occasion, le seuil symbolique des 3 000 enseignants désobéisseurs sera atteint, ce qui représente le plus important mouvement de désobéissance civile que l’Education Nationale ait jamais connu.
La victoire est possible si nous le voulons ! A nous de le décider, en pensée et en actes !
Mouvement des enseignants du primaire en résistance
fédérés par le blog Résistance pédagogique pour l’avenir de l’école
http://resistancepedagogique.blog4ever.com/blog/index-252147.html
29/03/2009
23/03/2009
dédicace

le blog CnR;-) 01 dédie cette image à tous ses contemporains, révolutionnaires de bistrots, combatants de 25e heure et grand-gueulards. Laissez-vous tondre et ne loupez surtout pas la nouvelle saison de secret-story. TF1 sera bientôt votre dernière richesse et votre dernier projet. Empifrez-vous de la médiocrité ordinaire, rangez vos cerveaux. Français, vous n'êtes que des bons-à-tondre. Et pour les autres, un texte de Patrick Mignard (altermonde sans frontières) :
La méconnaissance abyssale de ce qu’est réellement le système marchand dont sont responsables l’enseignement de l’économie et l’information alliée à une certaine paresse politique fondée sur la croyance en ce que racontent les politiciens,… aboutit à un malentendu tragique qui fait prendre, à la majorité, le rêve pour la réalité… jusqu’au réveil !
LES FONDAMENTAUX DU SYSTÈME
Il nous faut, brièvement y revenir, une fois encore.
1 - l’objectif de toute entreprise est, dans le rapport marchand, de faire du profit ;
2 - l’actionnaire est le seul propriétaire de celle-ci, elle lui appartient et a tous les droits en matière de gestion ;
3 - le salarié n’est qu’un moyen de produire de la valeur,… d’où le profit ;
4 - son seul droit est contrat de travail de voir sa capacité de travail être rémunérée à sa valeur : le salaire.
Ces quatre piliers constituent les fondements du système dans lequel nous vivons. Tout tourne autour d’eux, tout ramène à eux, tout se résume à eux.
Les luttes, depuis 150 ans des salariés, ont certes infléchi les conditions de fonctionnement du système, mais en aucun cas n’en ont changé les principes.
Or, ces infléchissements sont devenus une illusion de changement du système qui, en période de crise, reprend tous ses droits.
La relative stabilité, dans les pays industriels développés, jusqu’aux années 80 a fait croire, à tort, aux salariés, que les acquis en matière d’emploi, de salaires, de conditions de travail, de conventions collectives, de durée du travail, de pouvoir d’achat, de protection sociale, de services publics, de retraites,… étaient définitifs. La mondialisation marchande a remis tout cela en question et est entrain de laminer cent cinquante ans de conquêtes sociales.
L’ENVERS D’UNE ILLUSION
Ce n’est, ni par philanthropie, ni parce que les salariés auraient/avaient acquis un quelconque pouvoir dans l’entreprise, que les acquis sociaux ont été accordés. C’est essentiellement pour deux raisons :
s’acheter la paix sociale ;
parce qu’à l’époque où ils ont été accordés, le capitalisme occidental pouvait se la payer. Il détenait la technologie, les marchés, la force de travail compétente nécessaire, les capitaux... Son économie dominait le monde.
La mondialisation marchande a « redistribué les cartes » des ressources, des marchés, de l’emploi,… Aujourd’hui, les masques tombent, et l’on revient à une situation qui fait que le Capital ne peut plus se payer la paix sociale en garantissant les emplois et les acquis sociaux naguères accordés.
L’illusion entretenue par la « Gauche »/les « Gauches » et les syndicats est entrain de se déchirer et l’on assiste à ce qu’est véritablement ce système,… chose que l’on avait oublié. C’est désormais l’envers de l’illusion que nous sommes entrain de vivre. Le problème c’est que les « outils » de lutte sociales naguères efficaces pour obtenir des miettes, ne suffisent plus dans une telle situation.
Dans une situation de mondialisation, désormais le Capital a une plus large palette de possibilités pour se valoriser, et une opposition salariale de plus en plus affaiblie… et il en profite (si j’ose dire !) et va en profiter au maximum.
CHANGEMENT DE PROGRAMME
Tant que le système a pu concilier plus ou moins pacifiquement l’impératif de valorisation du capital et les revendications salariales, il l’a fait et a eu en retour une relative « paix sociale ».
Aujourd’hui cet « équilibre » est rompu.
En effet, actuellement, quand des « fonds de pension », actionnaires exigent non plus 5% de valeur actionnariale, mais 20, voire 25%,… il faut bien « surentabiliser » l’entreprise… et les économies vont se faire où d’après vous ?
Lorsqu’une entreprise peut produire, la même marchandise, avec une masse salariale divisée par 5, par 10 voire plus, croyez vous qu’elle va se priver de cette opportunité,… qui va lui permettre de gagner des parts de marché ?
Ce que l’entreprise ne pouvait se permettre il y a un demi siècle, elle peut aujourd’hui se le permettre.
Autrefois l’entreprise faisait du profit et avait besoin de force de travail locale.
Aujourd’hui l’entreprise fait du profit, peut en faire encore plus en se passant de plus en plus de force de travail (accroissement de la productivité du travail), ou en trouvant une main d’œuvre moins chère. Le choix est vite fait.
L’important n’est pas seulement de faire du profit, mais d’en faire toujours plus…. Ce qui explique que l’on puisse licencier, voire liquider l’entreprise, alors que l’on fait du profit.
« Ils n’ont pas le droit de faire ça ! » s’exclament les salariés effondrés devant les grilles d’entreprise en voie de délocalisation.
Mais si « ils ont le droit ». Ils sont propriétaires du capital et ont le droit d’en disposer à leur guise sans compte à rendre aux salariés. C’est même un droit essentiel dans ce système.
« Ce sont des licenciements boursiers » rajoutent les licenciés. Et alors ? De telles pratiques ne sont pas interdites, au contraire elles permettent de rentabiliser au maximum le capital,… ce qui est l’objectif fondamental de ce système.
Mais alors allez vous dire, ce sont les salariés qui font les frais de l’opération !
Quand les salariés ont-ils été à l’abri des aménagements du capitalisme ?
Il est justement dans leur situation de salariés d’être la variable d’ajustement du système… ils l’ont toujours été et le demeureront tant que ce système fonctionnera.
« Pourquoi l’État permet-il de telles pratiques ? ». L’État est le garant de ce système ; on le voit mal aller à l’encontre de ses principes fondateurs… même la Gauche quand elle est au pouvoir s’y est pliée. L’État temporise pour éviter les problèmes sociaux mais ne change strictement rien quant à la mécanique du système. Et quand l’État se déclare « scandalisé par cette situation », il s’agit bien évidemment de pure hypocrisie… la preuve en est qu’il ne change fondamentalement rien au mécanisme d’exclusion,… il l’aménage la plupart du temps avec les syndicats - pour éviter les turbulences sociales.
Bien sûr, le MEDEF essaye lui aussi de temporiser, de se justifier, de parler de l’entreprise capitaliste comme de la quintessence de l’économie et de la vie sociale, comme de l’entreprise créatrice des richesses, créatrice d’emplois, facteur de croissance et de protection de l’environnement,...
Le MEDEF a bien sûr le droit de raconter n’importe quoi, ce qui n’implique pas que l’on soit obligé de le croire quoique la majorité marche dans cette fable !
Croire ou ne pas le croire y va de la responsabilité de chacun. Croire en ses élucubrations idéologico-sociales nuit gravement à la conscience politique… la preuve !
Ainsi donc en résumé, il n’y a pas fondamentalement contradiction entre licencier et faire du profit, c’est même finalement tout à fait dans la logique du système dans lequel nous vivons, et c’est même le contraire qui serait surprenant.
Conclusion : les salariés n’ont pas fini de se lamenter devant les portes de leur entreprise tant qu’ils accepteront cette logique.
Patrick MIGNARD
Mars 2009
21/03/2009
écrivez à Julien Coupat
Julien COUPAT
N° d’écrou 290173
42 rue de la santé
75014 PARIS.
un collectif pour la grêve générale !
il a émis un premier communiqué :
Collectif départemental interprofessionnel
Nous vivons, depuis deux ans, une régression sociale sans précédent :
- aggravation des injustices sociales : alors que les profits explosent, la paupérisation et la précarisation s'accentuent
- sabordage des services publics
- atteintes aux libertés publiques
Les journées d'actions ponctuelles, ont montré leurs limites : il ne s'agit plus aujourd'hui de faire grève ou de manifester pour se compter. Il faut construire un véritable rapport de forces pour mettre un terme à cette régression et aller vers une société plus juste et plus libre.
La Guadeloupe, la Martinique ont démontré que seule la grève générale permettait de gagner.
« La grève générale ne se décrète pas » : voilà la ritournelle rituelle qui sert à justifier des actions sans lendemain qui nous conduisent systématiquement à l'échec.
La grève générale ne se décrète pas mais elle se construit. Encore faut-il en avoir la volonté.
Le collectif pour la grève générale, constitué de travailleurs syndiqués et non syndiqués du privé et du public, de chômeurs, de retraités, de lycéens, d'étudiants, de citoyens, s'efforce de contribuer à cette construction.
Le collectif pour la grève générale lutte pour la satisfaction de revendications concrètes immédiates :
- Augmentation du SMIC et des minima sociaux à 1500 euros
- Interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits
- Augmentation des salaires : 300 euros pour tous
- Indemnisation du chômage partiel à 100%, avec rétroactivité pour celles et ceux qui sont déjà en chômage partiel
- Transformation des emplois précaires en CDI
- Indexation des salaires sur l'inflation
- Blocage des loyers, interdiction des expulsions
- Arrêt des suppressions de postes dans la fonction publique et création des emplois nécessaires
- Arrêt des privatisations des services publics et socialisation des services déjà privatisés
- Retrait des contre-réformes Darcos et Pécresse dans l'Education et la Recherche
- Retrait de la contre réforme Bachelot de l'hôpital et accès aux soins gratuits pour tous
- Retraites : retour aux 37,5 années de cotisation pour tous
- Abrogation des décrets Hortefeux
- Suppression de toutes les nouvelles restrictions au droit de grève et à la liberté d'expression
De l'argent, il y en a dans les caisses du patronat !
La lutte appartient à celles et ceux qui la mènent .
Résultat mitigé pour la mobilisation du 19 mars
"Entre 5 500 et 6 000 personnes ont défilé [...] dans les rues de Bourg-en-Bresse. [...] soit au total entre 7 500 et 8 000 manifestants pour le département. Un chiffre [...] inférieur à celui, exceptionnel du 29 janvier avec près de 9 000 participants dont 8 000 à Bourg"
Ces chiffres semblent proches de la réalité.
Une AG a eu lieu après le défilé. Info dans la prochaine note.
07/03/2009
ceci n'est pas une actu, et ne concerne pas l'Ain
les enseignants d'Ambérieu... prêts pour le 19 mars !
Ils étaient une trentaine devant l'entrée de l'inspection académique de la circonscription d'Ambérieu. Des fidèles toujours prêts à se mobiliser contre des réformes et des projets qu'ils jugent inacceptables.
Enseignants des écoles maternelles et primaires, membres du réseau Rased qui vient en aide aux élèves en difficulté, parents d'élèves ont protesté jeudi soir contre le projet de carte scolaire prévue à la rentrée prochaine.
Ils confiaient avoir « déjà les yeux sur le 19 mars ». « Nous restons mobilisées car la situation du réseau d'aide est inacceptable avec deux postes supprimés sur les neuf de la circonscription ».
06/03/2009
une sombre actualité sociale pour l'Ain
Lamberet en redressement judiciaire (usine nouvelle)
le chômage explose autour de Cluses (dauphiné libéré)Ugitec : chômage partiel (le progrès)
plan social aux trasports Alloin (le progrès)
......
il n'y a que ça dans la presse. cela va-t-il durer longtemps ?
19 mars dans l'Ain
03/03/2009
Lyon : les salariés occupent la banque !

(AFP) Les ouvriers de l'équipementier automobile Preciturn à Thiers (Puy-de-Dôme), qui occupaient les locaux de la banque RBS Factor à Lyon depuis lundi matin, ont quitté les lieux mardi vers 14H00, après avoir obtenu les fonds réclamés, ont indiqué la CFDT et la police. "RBS Factor a viré 149.000 euros sur les comptes de Preciturn et s'est engagé, une fois réunis tous les justificatifs, à virer 25.000 euros sous 24 heures et 30.000 euros sous 48 heures, soit un total de 204.000 euros", s'est félicité Gérard Sugier de la CFDT, selon lequel "la pression et l'action ont payé". Salariés et direction de Preciturn Thiers reprochent à RBS Factor, filiale d'affacturage de la très endettée Royal Bank of Scotland, d'avoir brutalement rompu leur partenariat, mettant en danger l'usine et ses 133 emplois. RBS Factor, qui avait racheté 500.000 euros de factures afin de faciliter la trésorerie de Preciturn, n'avait jusque là restitué qu'un peu plus de 200.000 euros. "Tout notre projet industriel repose sur le contrat de facturing, or 200 à 300.000 euros de factures vendues n'ont jamais été financées. Cela met en danger la société, il est temps que cette mascarade cesse et que la banque fasse son travail", avait souligné Mathieu Burthey, dirigeant de Preciturn, arrivé sur place mardi matin. RBS Factor s'est refusé à tout commentaire. Dans une ambiance houleuse, les salariés de Preciturn ont obligé le dirigeant de RBS Factor, Olivier Douin, et leur propre dirigeant, Mathieu Burthey, à discuter devant eux, dans la salle de conférence où ils ont passé la nuit. "RBS factor a signé un contrat avec Preciturn le 5 février avant de le dénoncer le lendemain car la maison-mère avait décidé de se retirer de l'industrie automobile. Ce qui est absolument illégal", avait expliqué à l'AFP Gérard Sugier de la CFDT. Selon lui, RBS devait être poursuivi en référé mercredi par Preciturn devant le tribunal de commerce de Paris. Le décolleteur Dapta Technologies à Thiers avait été repris le 16 janvier par Preciturn Sales & System, un autre industriel basé en Haute-Savoie, qui avait conservé 133 des 239 salariés de l'entreprise, en redressement judiciaire depuis novembre. La Royal Bank of Scotland a annoncé fin février des pertes annuelles de 24,1 milliards de livres soit 27 milliards d'euros, la plus grosse perte jamais enregistrée par un groupe britannique.
02/03/2009
arrêt sur image : sarko dans l'ain
La semaine dernière, Nicolas Sarkozy était dans l'Ain pour défendre son plan de soutien à l'industrie automobile. Lors de ce déplacement, TF1 et Arte n'ont pas vraiment vu la même chose...
01/03/2009
le 19 mars en Saône et Loire (71)
LES LIEUX DE RASSEMBLEMENT
ET MANIFESTATION
- MACON : 15 heures – Place Geneves
- CHALON-sur-SAONE : 15 heures – Maison des syndicats (pour Louhans et Autun) :
- LE CREUSOT : 15 heures – Devant l’ALTO (Pour Autun)
- MONTCEAU-les-MINES : 15 heures – Place de la Mairie
- PARAY LE MONIAL : 15 heures – Place de l’Europe (Grand Charollais)
dans l'Ain comme en France, désobéissance !

résistance pédagogique
dans l'Education Nationale
Soutenez les désobéisseurs de l'Ain
Les enseignants désobéisseurs ne veulent pas être les instruments passifs et complices du démantèlement de l'Education Nationale. Ils organisent leur résistance au grand jour, à visage découvert, en assumant le risque de la sanction. Dans l'intérêt des élèves, des parents d'élèves, ils s'élèvent dignement pour construire une école de la réussite pour tous.
Notez la carte des enseignants désobeisseurs (peu riche dans l'Ain à ce jour)
Appel à la mobilisation pour le secteur éducation (SUD Education Ain/Rhône/Loire)
Après la réussite de la mobilisation du 29 janvier, le mouvement de contestation s’amplifie dans la France entière et gagne peu à peu tous les secteurs de l’éducation, de la maternelle à l’université.
Face à la surdité du ministre, la coordination nationale des collectifs de salariés de l’éducation, parents et étudiants mobilisés autour d’ « Ecole en danger » appelle à une journée nationale de mobilisation et de grève le mardi 10 mars, pour continuer à exiger un véritable service public de l’éducation visant la réussite de tous les élèves.
Cette journée sera un temps fort de la lutte actuelle et se déclinera sous diverses formes d’actions co-organisées par les parents et les enseignants : Service Maximal d’Accueil, Flash mobs, apéros contestataires, nuit des écoles, cortège funèbre, cours en extérieur…
le LEAP ne fait plus sourire (du tout)

le LEAP est une association formée de contributeurs indépendants issus des milieux politiques et économiques. Ce 'think tank' fait sourire la clique libérale depuis 2006 par ses prévisions... dont nous devons malheureusement constater la justesse aujourd'hui.
Le quotidien "Le Monde" le reconnaît :
"Il y a trois ans, l'association décrivait ainsi la venue d'une "crise systémique mondiale", initiée par une infection financière globale liée au surendettement américain, suivie de l'effondrement boursier, en particulier en Asie et aux Etats-Unis (de - 50 % à - 20 % en un an), puis de l'éclatement de l'ensemble des bulles immobilières mondiales au Royaume-Uni, en Espagne, en France et dans les pays émergents. Tout cela provoquant une récession en Europe et une "très Grande Dépression" aux Etats-Unis." (26/02)Les experts du LEAP continuent de jouer les Cassandre : nous entrons selon eux dans une phase de "dislocation géopolitique mondiale". Ils prévoient un "sauve-qui-peut généralisé" dans les pays frappés par la crise. Cette débandade se conclurait ensuite par des logiques d'affrontements, autrement dit, par des semi-guerres civiles. "Si votre pays ou région est une zone où circulent massivement des armes à feu (parmi les grands pays, seuls les Etats-Unis sont dans ce cas), indique le LEAP, alors le meilleur moyen de faire face à la dislocation est de quitter votre région, si cela est possible." . Au-delà de ces conflits armés, le LEAP alerte sur les risques de pénuries possibles d'énergie, de nourriture, d'eau, dans les régions dépendantes de l'extérieur pour leur approvisionnement et conseille de faire des réserves.
à bon entendeur... le LEAP ajoute que les pays qui se sortiront le mieux de ce mauvais pas sont ceux qui possèdent un régime de protection sociale fort. tiens donc !
rappels (à toute fin utile) à propos du droit de grêve dans le privé
La grève est un droit constitutionnel pour l’ensemble des salariés, titulaires ou non, syndiqués ou non :
Secteur privé : pas besoin de préavis La grève est définie par le code du travail comme une cessation collective du travail afin d’appuyer des revendications professionnelles. Un préavis de grève n’est pas nécessaire dans le secteur privé ; pour qu’une grève soit légale il suffit que l’arrêt de travail soit collectif (ce qui n’implique pas qu’il soit majoritaire) et que les revendications soient connues de l’employeur.
Quelles sont les modalités de déclenchement d’une grève dans le secteur privé ? :
La grève se définit comme une cessation collective et concertée du travail en vue d’appuyer des revendications professionnelles.
Si dans le secteur public la loi a réglementé de manière relativement conséquente l’exercice du droit de grève, dans le secteur privé, la réglementation est très pauvre, ainsi :
- les syndicats n’ont pas de rôle exclusif dans le déclenchement d’une grève ; leur intervention n’est nullement obligatoire même si dans la pratique, il est fréquent que les organisations syndicales initient ou appuient le mouvement ;
- aucun préavis légal n’existe ; les grévistes peuvent donc cesser le travail dès que l’employeur a eu connaissance de leurs revendications.
28/02/2009
Copé : on continue comme avant, ou c'est "le couteau entre les dents"

les tenants du vieux monde bougent beaucoup. bougent encore. combien de temps ?
JF Copé, le symbole vivant du renouveau politique, appelle ses troupes grabataires à se méfier de la plèbe qui compte bien récupérer argent et souveraineté. T'es tout seul, jeff. ton système va crever. Trouve refuge à monaco.
De quoi s'agit-il ? Il ne s'agit pas de fermer toutes les bourses, de nationaliser toute l'économie, et d'interdire toute liberté économique. On a vu à travers l'Histoire que toutes les expériences de ce type se soldaient par des bilans sanguinaires
Il ne s'agit pas de se payer de mots en prétendant inventer un homme nouveau, un monde nouveau. Personne n'est dupe...
Non, il s'agit d'une approche rigoureuse et précise, fondée sur la prise en compte des excès individuels et collectifs qui peuvent conduire à la crise. En clair, on n'est pas en train de dire : « La maladie est incurable. On passe à autre chose. » (NDLR : on continue comme avant, quoi)
Belley : plus d'hôpital, et plus de tribunal
Belley est une victime particulièrement touchée par le démantèlement systématique des services publics.
à lire, à propo du tribunal, dans le Dauphiné Libéré
« Les personnes qui travaillent ici depuis longtemps le vivent comme une mise à la porte de chez elles, comme un manque de reconnaissance du travail accompli ». Le tribunal de Belley s'est toujours su dans le collimateur parisien. Il a toujours eu la conviction et, il la conserve, que d'autres solutions plus équitables existaient.
Les conséquences pour le citoyen sont simples, en théorie. Elles se résument au panneau indicateur "Bourg-en-Bresse". Hormis l'information délivrée par le "point d'accès au droit" à créer à Belley, toute démarche de la compétence du TGI devra être accomplie auprès du seul TGI de l'Ain, celui de Bourg. 80 km, une heure et demie de route, aux frais du justiciable. À multiplier par deux pour l'aller-retour.
26/02/2009
les libres échangistes
un texte de Anglade à lire sur beta-politique
Dans un monde économique qui part en lambeaux, regardez-les qui chevrotent leurs mantras, les libre-échangistes.
Sur les plateaux télés, dans les couloirs de l’Eurocratie, à Davos, dans la presse de droite et dans la presse de gauche dévoyée, ils errent, marmottant les prières de leur religion déchue. Pareils aux derniers des staliniens, ils cherchent dans les décombres la trace de leur foi dépassée.
Leur idéologie fut la dernière des grandes idéologies du XXe Siècle. Elle s’ancrait dans quelques idées simples : laisser les gens entreprendre et commercer, fluidifier les échanges, favoriser l’initiative, limiter l’intervention des Etats, faire confiance aux individus, préférer le commerce à la guerre... qui y trouverait à redire ?
Sauf qu’elle fut insensiblement confisquée par quelques-uns. Le principe de modération devint un axiome, une règle de foi. On supprima toute entrave à la concurrence déloyale de pays qui nous concurrençaient sans prendre la peine de protéger leurs populations, pour s’aligner, on commença à démanteler nos solidarités, nos protections, nos services publics. Pour tenter de capter ces capitaux que l’on avait exagérément fluidifié, on accepta de les rémunérer à outrance. 10 % du PIB passa en 15 ans des travailleurs vers les actionnaires.
On perdit de vue le sens de l’honneur, le sens du travail, le sens du service. Le rendement devint la seule règle et la seule fin.
Aveuglement ? Pas seulement, une petite oligarchie profitait de ce laxisme pour s’enrichir dans des proportions jamais atteintes. Par sécurité, elle inventa de rémunérer les dirigeants en fonction des revenus de son patrimoine. Ceux-ci se désolidarisèrent de leurs salariés, qui subirent la précarité la plus violente. Les ouvriers, d’abord, les ingénieurs, ensuite, presque tous désormais.
lire la suite sur beta-politiquel'appel des appels (charte)
Nous, professionnels du soin, du travail social, de la justice, de l’éducation, de la recherche, de l’information, de la culture et de tous les secteurs dédiés au bien public, avons décidé de nous constituer en collectif national pour résister à la destruction volontaire et systématique de tout ce qui tisse le lien social.
Réunis sous le nom d’Appel des appels, nous affirmons la nécessité de nous réapproprier une liberté de parole et de pensée bafouée par une société du mépris.
Face à une idéologie oppressive qui promeut le culte de l’argent et la peur de l’autre,
Face à la souffrance sociale que cette idéologie génère,
Face à la multiplication de prétendues réformes aux conséquences désastreuses,
Face au saccage de nos missions et de nos pratiques professionnelles, Face à la promotion du prêt-à-penser et de procédures managériales et sécuritaires,
Face à la désignation à la vindicte collective de citoyens toujours plus nombreux,
Face à l’abandon progressif des plus fragiles parmi nous…
Nous entendons lutter contre toute politique qui liquide les principes de droit et les valeurs de notre démocratie, issus des Lumières et du Conseil National de la Résistance.
Avec tous ceux et celles qui nous rejoignent, nous nous engageons à :
• faire le lien entre toutes les réflexions, les initiatives et les mobilisations dans l’esprit de notre appel et les amplifier ;
• constituer un espace public de vigilance vers lequel remonteront les analyses et propositions de professionnels et de citoyens ;
• relayer, par nos comités locaux, notre site Internet et nos actions une parole qui échappe aux processus de normalisation, afin de promouvoir une éthique citoyenne, fondée sur le respect de la dignité humaine comme des libertés publiques et individuelles ;
• construire, en liaison avec les associations et les partenaires qui le souhaitent, un espace d’analyse des politiques fondées sur le culte de la performance et de la norme dont les corollaires sont la peur, l’exclusion, voire l’élimination ;
• donner le plus grand retentissement à tous ceux qui organisent une résistance responsable et non violente aux politiques en cours ;
• soutenir et multiplier les actions visant à dénoncer et combattre les dispositifs de servitude, les atteintes aux libertés fondamentales et la dénaturation de nos métiers ;
• exiger des instances constituées – partis politiques, syndicats, pouvoirs publics – qu’elles s’opposent, par des réponses adaptées, à la démolition des valeurs pour lesquelles nous nous battons.
Décidés à combattre une idéologie de la norme et de la performance qui exige notre soumission et augure d’une civilisation inique et destructrice de l’humain, nous voulons réinventer une société de libertés, de droits, de justice et d’hospitalité.
Collectif national de l’Appel des appels – 24 février 2009
25/02/2009
LYON : samedi, soutien à la lutte des travailleurs et travailleuses des Antilles
A l’appel de l’UD CNT 69, 150 personnes se sont rassemblées jeudi 19 février devant l’opéra de Lyon en solidarité avec les travailleurs et travailleuses de Guadeloupe et de Martinique en grève depuis plusieurs semaines. Leur colère est légitime et leur grève générale et illimitée mérite tout notre soutien.
Le rassemblement de jeudi a aussi été l’occasion d’exprimer notre indignation face à la violence exercée par l’état français contre nos camarades d’outre-mer. Les forces de répression doivent quitter les Antilles.
Pour l’UD CNT 69, la meilleure réponse à la situation, faite d’injustice sociale et de mépris, serait d’étendre le mouvement de grève générale à la métropole. Ici aussi, nous devons exiger une nouvelle répartition des richesses ! Seul un mouvement général de grève et de blocage, populaire et autonome, dont la conduite est décidée par les travailleurs eux-mêmes en assemblées générales, pourra faire plier le patronat et les gouvernants.
A Fort de France, à Pointe à Pitre où à Lyon, qui sème la misère récolte la colère ! Soutien à nos camarades antillais ! Préparons la grève générale !
l'appel pour le 19 mars
CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA
La forte mobilisation du 29 janvier a conduit le président de la République à annoncer à l’occasion de la rencontre avec les partenaires sociaux, le 18 février, une légère inflexion sociale à son plan de relance. En réponse à une partie des revendications avancées par les organisations syndicales, des mesures sont annoncées, des processus de concertation sont proposés sur le partage de la valeur ajoutée et des profits, un fonds d’investissement social est programmé.
Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA considèrent que les mesures sont trop parcellaires pour modifier le cap économique de la politique gouvernementale. Par ailleurs le Président a refusé catégoriquement d’augmenter le Smic, de modifier sa politique d’emploi dans les fonctions publiques et de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires… A cela s’ajoutent l’attitude dogmatique du patronat et son refus d’assumer ses responsabilités.
La crise nécessite des réponses d’une toute autre portée. Les effets de la crise économique et financière s’accentuent et accroissent les inquiétudes des salariés. La recrudescence des suppressions d’emploi, d’utilisation du chômage partiel, contribuent à amplifier la récession et pèsent lourd sur le pouvoir d’achat qui se dégrade.
Tout ceci conduit les organisations syndicales à poursuivre la mobilisation. Elles appellent à poursuivre les actions engagées dans les secteurs professionnels. Elles confirment la journée de mobilisation interprofessionnelle du 19 mars 2009 qui donnera lieu à des grèves et des manifestations dans tout le pays.
En prolongement de leur déclaration commune du 5 janvier 2009, elles appellent leurs syndicats et les salariés, les demandeurs d’emploi, les retraités, à faire entendre au gouvernement comme aux responsables patronaux et employeurs leurs revendications :
défendre l’emploi privé et public,
lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales,
exiger des politiques de rémunération qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités,
défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale, des services publics de qualité.
Elles expriment leur solidarité et leur soutien aux salariés des DOM et à leurs organisations syndicales et appellent gouvernement et patronat à répondre positivement aux revendications posées.
Elles conviennent de se réunir à nouveau le 20 mars 2009 à 8h00.
Paris, le 23 février 2009



